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de A à Z

A


Au commencement, il y a quelques petits bonshommes,
à peine esquissés. Mais ils laissent deviner le talent d’une fille
qui promet. Et c’est ainsi que sont nés les Touzazimuts. Prestement croqués, ils débarquent en mars 1988 dans « Yakari ». Le rédenchef à la retraite de ce mensuel est tout ému quand Catherine lui rappelle : « Vous êtes le premier à m’avoir fait confiance ». Emu et fier, illustre illustratrice !
André Jobin


B comme Catherine


B B B
bé bé bé
Béate, Catherine ? Non, solide, les pieds dans la terre. Oui, mais la tête ? Parfois ailleurs, changeante, comme le temps et les nuages.
Bécassine, Catherine ? Non, non ! Encore que... énergique, fragile et invincible, solide et vulnérable comme la bonne Bretonne.
Bonne ? Ah oui, comme le bon pain, comme la brioche, même, pur beurre.
Baryton ? Mais non, soprano lyrique, excentrique, prolifique et tellurique (c'est très, très rare).
Bavarde ? Oh, oh, taisez-vous, les mauvaises langues, Catherine, elle parle, oui, un peu, mais elle écoute aussi, beaucoup.
Byronienne ? Euh, j'ai pas remarqué (dites, ça veut dire quoi, ce mot-là ?)
Alors, B comme... ?
... comme Catherine, comme Louis, comme talent, comme amitié, comme couleur, comme mouvement, comme vie, comme tout (ce qui est bon, beau et tient chaud au cœur) !

Bernard Friot


C


C'est rond, il s'ouvre pour chanter, c'est bien !
C'est la première de mon prénom... et du tien.

C'est la deuxième ici, mais, de toutes, la première.
C'est le chapeau pointu de tes sorcières.

Celui là, avec ses deux bras écartés
est prêt comme moi, à t'embrasser !

Lui a l'air d'un but de rugby vers le ciel tendu.
Le rugby, c'est pas ton truc, mais les nues ?

Là, j'hésite, je me demande ben ... euh,
ce que cette fourchette me veut !

Quel air, cette tête bien fière,
qui a été à l'origine de ce caractère.

Il se tient tout droit sans, ou avec son point accolé,
(moi je me tiens plié quand j'ai un point de côté !)

Signe de Zorro renversé, Zig-Zag aigu,
il va très bien avec ton trait pointu.

Encore elle ! Elle me nargue, Nom de Nom,
la petite dernière de ton prénom !

Claude Lapointe


D


Diantre
Une dédicace pour une double décade !
La chose est délicate !
D’avoir dit : d’accord, quelle idée!...
Dur, dur, de ne pas déguerpir devant la déferlante du doute !
Débrouille- toi Doudou.
D’emblée, saurai -je tout dire du début à la fin, avec doigté, délicatesse.
Sans délirer, sans déconner sur le dos du destin de la divine Catherine ?
Dédier une ode à la digne descendante de la dynastie des Donatello du dessin...

Heureux dessein, chantez, dansez doux lendemains.

or donc, la dame est dynamique, drôle, définitivement différente, décapante,
dégourdie, voire délurée !!!
Dieu qu’il est difficile d’en donner une définition !
D’abord elle a le don.
Elle tient la dragée haute aux demi-portions, «déca-dessinateurs»
à la douzaine qui voudraient la déquiller, la descendre, la doubler
la dégommer (ah!ah!), du piédestal, la faire dégringoler...
D’emblée elle leur dame le pion. Arrière démons !
Elle dure! tel un diesel, elle redore le blason de la désuète illustration.

Son père la voulait dentellière sa mère, dactylo, discours !
D’ores et déjà, la douce peint, dépeint, dilue, délaye, détrempe avec délice.
Elle traque le détail, s’en dilue la pupille, s’en donne des durillons.
Fi de la disette, de la dèche, sans changer de direction.
Dépourvue d’autres désirs, elle n’a qu’une destination!
Trace directe! quelle détermination!!!!!!!
Elle délaisse la drague adolescente, et ses dérives!
Les décadentes discothèques, domaine des dindes et des dindons!
Devenue adulte, même le désert aride, est source...d’inspiration!
Ah! déesse du dessin, tes doigts diffuseurs de rêves,
Font danser des diamants dans les yeux des petits et des grands.
Beau défi que d’ainsi prévenir de la déprime et du désenchantement.
Nul besoin de délibération pour dire sans délit et sans délai:
Ce que tu fais est délicieux! c’est cadeau !
C.Q.F.D.

Véronique Deroide (conteuse du désert)


E


Dans son prénom il y a deux «E»
Sur son visage deux jolis yeux
et dans sa main, je pose
deux oeufs de tourterelle
avec mes vœux

Mimi Barthélémy


F


Allô, Catherine ? un texte avec un F ? tu crois vraiment ?Pff…
(…Farder…Farine…Fossile…Faux-cils ?)
Catherine, allô : Avec un F ?? Tu en es sûre ?? Pff…
(Facétie de fakir, le facile vacille, fausse faucille…)
Un texte avec un F ?
Une folie-farandole pour fine funambule !

Nicole Docin-Julien

G

Grosse bise
Grosse comme gorilla
Du nom de Gigi
Qui est tellement gaga
Qu’il danse à gogo toute la nuit
Juste pour se faire dessiner par Gatherine

Gardi Hutter

H

« Histoires à boire et à manger »
« Il y a une Histoire dans mon placard » *

Il était une fois des histoires qui habitaient dans des livres.
Mais ces histoires n’étaient pas comme les autres.
Elles avaient la bougeotte. Elles voulaient s’en aller.
Elles voulaient jouer du théâtre.

Alors elles sont parties à la recherche
de quelqu’un qui leur donnerait de la voix. Ont trouvé.
- Mais c’est pas tout, mais c’est pas tout, qu’elles ont dit.

De quelqu’un qui leur donnerait des musiques. Ont trouvé.
- Mais c’est pas tout, mais c’est pas tout, qu’elles ont dit.

De quelqu’un qui leur ferait le portrait. ONT TROUVE.

Les voilà pimpantes : marionnettes et formes animées
dessinées peintes modelées
silhouettes et statues et objets
à tiges à doigts et à fils
surgissant d’un caddie d’une veste d’une boîte
dans les classes les écoles
les restos les biblios
les théâtres les couloirs
de Genève en Jura
de Valais en Léman.

Puis au bout de six ans, un petit peu fatiguées, un petit peu abîmées, sont rentrées se coucher sur les pages en papier.

Leurs mots gonflés de souvenirs, elles rêvent.

Anne-Lise Prudat

Catherine LOUIS et le i.


- le i d’ANITA CONTI : femme pionnière, aventurière de l’océan, Artiste et témoin du monde de son temps.

- Le i de SIBILLA ALERAMO : femme auteur, chez qui Indépendance et Liberté se conjuguent avec Justice Sociale.

- Le i de SOURIS : souvenir d’une affiche de Méli’Môme où tout est dit entre le désir de grandir / décrocher la lune et la fragilité de l’échelle de la vie.

- Le i qui irrigue de l’Espérance et de l’Energie comme Catherine LOUIS.

Joël Simon

J

ABCDEFGHI...KlM...
Personne ne le mentionne. Il n'y en a même pas besoin pour les mots qui me viennent à l'esprit en pensant à Catherine:
A comme amitié,
B comme besogneuse,
C comme calé,
D comme délicatesse,
E comme élan,
F comme fougueuse,
G comme gaie,
H comme habile,
I comme illustration. Mais je signe
J comme Jörg

Jörg Müller

K

Un Kilotonne d’idées amusantes...
une Kirielle de surprises épatantes...
des kilomètres d’images séduisantes...
Voilà le Kaléidoscope artistique de Katherine
applaudi à coups de klaxons très amicaux
par Denise von Stockar du Kanton de Vaud
qui lui offre-et pourquoi pas ?-
un kouglof kidnappé et, bien sûr, gras... Denise von Stockar

L comme Louis et l comme livre, évidemment.


Catherine vient d'une famille de vignerons, les Louis de la Neuveville, et la maison de son enfance est ancrée dans sa région, au pied du Jura. Pas étonnant dès lors que notre artiste-illustratrice ait de solides racines !
Les pieds sur terre, mais la tête dans l'imaginaire, tournée vers de vastes horizons. Le résultat : des livres souvent amusants, parfois graves, toujours colorés et vivifiants. Ceux qu'elle a déjà publiés et ceux qui sommeillent en elle et qu'elle réalisera un jour !

Marie-José Auderset

M

M comme Meilleur , comme Magnifique, mais aussi comme
Magnier éditeur celui de catherine louis (enfin, celui qu’elle préfère)
et M comme Malin...

Celle-ci, on la connait bien, elle
A plus d’une corde à son arc
Tout est possible, dans l’image,
Histoires et autres fantaisies
Et l’amour bien sûr...
Rien ne lui résiste
Irrésistible certainement,
Négative jamais,
Etonnante, c’est Catherine

La Suisse est son pays
Ou plutôt le monde aussi...
Utopie, peut-être.
Inutile de la contrarier elle
Sais toujours ce qu’elle veut. Thierry Magnier

O

Oh, mais comment sont-elles, les oreilles de Catherine ? Est-ce qu'elles
sont grandes ? Aucune idée, je ne les ai jamais regardées.
Ce que je sais, c'est qu'elles sont grandes ouvertes pour écouter le chant
de ses filles, le cœur de ses amis, le vent de ses montagnes ou les
bruissements du désert, le crissement des ciseaux, le murmure du crayon et
puis... l'accordéon.

Nathalie Beau

P

Elle peint
Elle parsème
Elle picote
Elle pinceaute
Elle prédit
Elle parade paresseusement
Elle pivote poliment
Elle préssent parcimonieusement
Elle prie pudiquement
Elle prévoit parfois
Elle peint des peccadilles
Elle peinturlure des paradis
Elle parachève de parasols
Elle pousse des portiques
Elle parque des paons
Elle pique de pastilles pourpres
Elle pèle du papier pelure
Elle plie des pensées périphériques
Elle poisse des parchemins poivrés
Elle pétrit le passé proche
Elle piste la porte prévisible
Elle passe les pistils au pastel
Elle poudre de pavot les paupières
Elle perturbe les poètes et les pontes
Elle prétend paître pacifiquement
Elle planche de palais en placards
Elle pourchasse les partis-pris pugnaces
Elle pâtit des participes passés
Elle piétine les Pans du Peter
Elle peint les palissades des prisons
Elle puise des poules-perruches
Elle pirouette la piteuse pluie
Elle pourrit les plantes perverses
Elle planque les pâleurs pusillanimes
Elle parsème les perruques de plumes
Elle poursuit des puces précises
Elle prévoit des princesses de poussière
Elle parle de pélicans poussifs
Elle peuple la Patagonie de peaux-rouges
Elle peaufine des piplettes pelotonnées
Elle parfume les pages de pensées
Elle propose des pleureuses prolifiques
Elle prédispose les pentes aux pâquerettes
Elle postule au Panthéon des polichinelles
Elle possède des porte-plumes
Elle perçoit des pendules pygmées
Elle patronne des patriarches pâtissiers
Elle pastiche des paso-doble au passage
Elle parquette les parcs de parapluies
Elle parachève les paysages de porcellaines
Elle parachute des papillons sur les prairies
Elle palpite de planètes en pelouses
Elle protège de plantureuses panoplies
Elle panache sa palette de paillettes
Elle plâtre de pigments pralinés
Elle pomponne les potiches polies
Elle préface les proclamations profanes
Elle publie des puzzles pyramidaux
Elle pare de partitions, de poissons & de pivoines le plus petit poème

Elle est PARFAITE

Mireille Delunsch

Q

Qui chante ?
Qui sourit ?
Qui dessine ?
Qui nous enchante ?
Qui nous sourit ?
Quaterine Louis !

Laurence Junier

S

Entre Symphonie et Silence se glisse la lettre S.
Doux sifflement du Serpent _ celui de la connaissance,
mais aussi celui du Caducée.
S aux courbes si harmonieuses, glisse toi
entre le R et le T qui ont besoin de ce lien.

Sonia Othenin-Girard

T

caTherine:
un T c'esT comme un arbre avec deux branches.
la possibiliTé d'avoir TanT de fruiTs eT de fleures.
Aussi pour TenTer des oiseaux porTeur d'hisToires magnifiques.
un T c'est comme un poteau de lignes Télèphonique,qui vas de Toi à moi;
la promesse de se parler longTemps.
un T c'esT comme la moiTié d'une croix,
on connaiT le bas,et on a Tout le haut à découvrir.
caTherine esT une personne à découvrir.
kiTTy crowTher vous l'écriT.

U

Un Univers de papier
Un Univers de planches
Une Utopie
Il était Une fois les mille et Une nuits

Théâtre Rumeur

V

violette voulait voyager, visiter villes vrombissantes et villages verdoyants. valentine vitrolle, venimeuse voisine, voulut voir vaciller la volonté de violette. "vacuité de ces vaines vadrouilles!" vociféra la vilaine vieille. En vain. "vivement vendredi ! virevolta violette, "car vendredi, voyez-vous, je mets les voiles et vous ne me verrez plus". Et vlan ! voyant le visage victorieux de violette, valentine vitrolle vira au vert. violette vendit à la va-vite vaisselle, vêtements et autres valeurs, et vibrante, vola sur son vélo vers le velours des vallées. Ah, vivifiante voltige sur la voix du vent et doux vertige de la vie vraie !
vé.
Véronique Borg

W

« W » comme ce wagon, ce week-end où j’ai croisé une joyeuse frimousse entre Strasbourg et Neuchâtel. Ses yeux malicieux, son air curieux, son côté « inclassable », mutin comme ses dessins nés de sa plume buissonière , inspirée, aimante…Aimante comme le regard qu’elle porte sur ses enfants dont elle m’a envoyé des instantanés d’éclats d’âme. Magie de ces moments d’abandons spontanés…Il me semble que ses dessins eux aussi sont pris sur le vif, en flagrant délit d’étourderie…
Robert Bouvier (directeur du théâtre du Passage)

X

Xérophyte : définit celle qui - d’habitude une plante - s’épanouit dans
des habitats secs, désertiques ; celle dont la vie se nourrit de
l’essentiel, optimise les moindres ressources, sait en prendre soin,
patienter et les utiliser à bon escient pour pouvoir s’exprimer, exploser,
magnifique, au moment le plus propice. Et Catherine aime le désert !

Serge Broillet

Y

Y’a quinze ans qu’elle illustre...
Y’a quinze ans qu’elle s’illustre
Yeux grands ouverts sur le monde qu’elle croque
De toutes les couleurs... Rékia Raïssi

Z

Zyeuter les personnes, les paysages, avec des yeux pleins de couleurs,
Zyeuter la vie mais aussi la toucher et sentir avec un grand talent,
pour établir des connexions entre les gens. Christine Burki

 


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